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Ascension du Mont Blanc

Tourisme - Randonnées, Alpinisme

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Ascension du Mont Blanc 

Le plus souvent, et pour le plus grand nombre d 'entre vous l 'ascension du mont blanc commence à la gare de St Gervais.

Là, vous empruntez un funiculaire qui va vous emmener au col du Mont Lachat à 2073 mètres.

Pendant le voyage je vous conseille de profiter au maximum du paysage car ce sera le seul moment de répit au cours de votre ascension.

Dés votre arrivée au col, vous allez vite vous apercevoir que vous ne serez pas le seul au sommet. En effet de nombreux groupes sont là comme vous à s 'équiper pour la montée.

Au départ cela commence tranquillement, deux heures de marche vous permettront d 'atteindre le premier refuge, celui de tête Rousse à 3167 mètres

Les moins prévoyants doivent s 'arrêter là pour dormir, les autres, ceux qui ont une place réservée au refuge du Goûter, continuent la montée.

Les choses sérieuses commencent alors. Surtout ne croyez pas que la montée au refuge est une petite marche sans intérêt.

En effet il vous faut fournir un intense effort qui dure au moins trois heures. C'est à ce prix que vous atteindrez le mythique refuge du Goûter. Regardez bien une carte et scrutez les lignes de niveau, elles sont tellement proches que vous vous demandez où passe le sentier.


Un conseil aussi, si vous êtes randonneur à la journée, surtout ne vous aventurez pas sur cet itinéraire, stoppez votre marche au refuge de Tête Rousse. En effet trop souvent des familles entières espèrent atteindre les 3800 mètres du refuge du Goûter sans connaître les dangers réels de la montée.

Je vous mets de nouveau en garde, le chemin est difficile, éprouvant et en plus c 'est dangereux. A plusieurs reprises il faut traverser en biais des couloirs où dévalent régulièrement des pierres.

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De plus encordez vous, il ne faut surtout pas se rater, les couloirs sont vertigineux et ue chute ne peut être que mortelle.


Cependant , toute personne bien équipée et bien entraînée ne rencontrera pas de difficultés particulières à franchir ces obstacles.

Enfin au bout du long chemin en zigzague, le refuge du Goûter apparait brutalement au dessus de votre tête.


Situé à 3800 mètres son emplacement est exceptionnel. Plein ouest il domine la vallée de Sallanche et encore plus à l 'ouest le regard porte sur les plaines de la Saone. La vue est extraordinaire.

Dés votre arrivée vous allez découvrir un refuge dont le remplissage dépasse régulièrement ses capacités et dés 17 h, c 'est déjà la cohue un peu partout. Autre conseil, la première chose à faire lorsque vous vous présenter au refuge est de choisir un matelas, sinon vous risquez de dormir sur les tables de la salle à manger du refuge.


A 18 h c 'est l 'heure du repas.


Là au milieu d 'un brouhaha qui contraste avec le calme de la montagne, vous profiterez des excellents plats servis par le gardien du refuge.

Puis vers 20 heures tout le monde va se coucher car le réveil est prévu à 2 heures. Quant à moi, il m 'était impossible de fermer l 'oeil et j 'ai passé ma soirée à admirer le coucher du soleil.

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J 'en garde un souvenir extraordinaire. Alors que dans les plaines la nuit est presque tombée, le soleil est toujours présent en altitude et je me suis régalé d 'un tel spectacle.

Malgré tout il faut essayer de dormir un peu car dés 2heures du matin le gardien du refuge vient vous réveiller.

La nuit fut donc courte pour tout le monde.

Vous verrez, l 'ambiance du petit matin est complètement différente de celle du soir. L 'ascension finale est pour bientôt et les plaisanteries ne sont plus de mises. Il faut s 'équiper, faire son sac, vérifier son matériel.

Puis chaudement vétu, il faut ouvrir la porte du refuge et affronter le froid de la nuit. Soyez courageux car je vous garantis que sortir en pleine nuit à 3800m ce n 'est pas ue partie de plaisir.

Le jour où j 'ai fait l 'ascension le vent soufflait très fort et il était accompagné d'une température très basse. On distinguait très nettement Chamonix et la vallée de Sallanches et croyez moi il faut le vouloir le Mont Blanc dans de telles conditions climatiques. Par expérience, nous savons que dés le levé du jour, le soleil réchauffe très vite l 'atmosphère ce qui facilite la randonnée.

Donc après avoir préparé son sac il faut aller prendre son petit déjeûner lequel est généralement vite absorbé. Déjà il n 'est pas question de prendre du retard sur les temps de parcours. Un conseil , mangez ! il faut se forcer à s 'alimenter convenablement malgré le stress.

Puis c 'est le moment magique. Bien équipé, bien restauré, c 'est le début de l 'ascension, les premiers pas dans la neige sont alors merveilleux.

Lentement les nombreuses cordées partent les unes derrières les autres et forment une jolie guirlande lumineuse dans la nuit. C 'est très impressionnant de voir toutes ces petites lumières en route vers le sommet.

Au début, ce n 'est pas trop dur. La montée vers le col du Goûter est facile, il n 'y a pas de difficulté technique importante, le chemin est bien tracé, il suffit de suivre le mouvement.

Au col à 4300 mètres , nous arrivons sur un immense plateau presque plat. Heureusement pour nous le temps était dégagé mais par temps de brouillard il parait que le lieu est redoutable et que nombre d 'alpinistes se sont perdus.

Pour la plupart des cordées, c 'est le moment de la première pause. On peut s 'arrêter il y a de la place pour chacun et ce n 'est pas dangereux. Il faut simplement faire attention à ne pas perdre un gant ou les lunettes car les coups de vent peuvent emporter très loin les affaires.


Puis l 'ascension continue. Une légère bosse et on atteint le refuge Vallot (4362 mètres). A cette altitude pour ceux qui se sont mal préparés, le mal des montagnes commencent à se faire sentir et si c 'est le cas, il faut stopper la montée et se reposer dans le refuge.

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Puis après avoir passé le refuge Vallot, il reste à gravir l 'arête finale . C'est 500 mètres en dénivelée, pas plus. Le seul problème c’est que vous êtes déjà à 4300 mètres et que gravir 500 mètres à cette altitude, c 'est autre chose que de le faire depuis la vallée.

Personnellement j 'ai trouvé les derniers 100 mètres difficiles à franchir. Un conseil, allez à votre rythme, sans forcer et si vous n 'êtes pas en forme, arrêtez car le final du Mont Blanc est très aérien. Le danger est important. Beaucoup de personne se sont tués sur cette arête et le plus souvent à cause d’une fatigue excessive.

En effet avant d 'atteindre le sommet, vous parcourez une longue arête très étroite avec beaucoup de vide de chaque côté.

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Mais la récompense est au bout de l 'effort et en puisant dans vos ressoucres vous atteindrez enfin au sommet. Avec mon groupe, nous avons mis 3h30 entre le refuge du Goûter et le sommet.

Sinon je vous garantis que de fouler le sommet du Mont Blanc c'est quelque chose. J’avais rêvé du Mont Blanc, et j'ai pris le temps d'apprécier ce moment.

Le paysage est absolument grandiose. Absolument rien n 'arrête votre regard, vous dominez les Alpes, la France jusqu’au Val de Saône, la Suisse et l'Italie.

Vous verrez le guide vous félicitera avec la traditionnelle poignée de main, et vous poussera gentillement vers la descente

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Donc là je vous mets quelques photos du sommet.

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Donc quand vous avez fait toutes les photos que vous souhaitiez il est temps de songer à la descente. Un nouveau conseil, ne cédez pas à l 'euphorie de la réussite du sommet, et regardez où vous mettez les pieds. En effet vous allez de nouveau emprunter l’arête finale, cette fois ci en descente et croiser les alpinistes en montée. Ces derniers sont généralement très fatigués et c’est à vous de leur céder le passage.

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Au niveau du col du Goûter, nous avons choisi l 'itinéraire des Grands Mulets qui mène au refuge du même nom et dont la destination finale est la station intermédiaire du téléphérique de l 'Aiguille du Midi (le plan de l 'Aiguille)

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La trace passe par le glacier des Grands Mulets puis par le glacier des Bossons. Si vous n 'avez pas de guide, je vous conseille de poursuivre la descente vers le refuge du Goûter. En effet, même si l 'itinéraire par les Grand Mulets ne présente pas de difficultés insurmontables, il est dangereux. En effet, dans la première partie, le chemin passe au pied d 'une barre de séracs. Il suffit d 'être en dessous pour s 'apercevoir que le glacier vit et que les éboulements sont extrêmement fréquents. D 'ailleurs notre guide a choisi de nous faire passer de façon espacée et en courant (avec les crampons c 'était assez comique). Sachez aussi que l 'année suivante à la même période une cordée de chasseurs alpins italiens s 'est fait emportée par une chute de séracs au même endroit.

Par la suite c 'est plus plat mais le glacier est fortement crevassé et il faut chercher son chemin pour trouver un passage. La marche est fatigante, il faut sauter les crevasses, les contourner, la neige est ramolli par le soleil, on a chaud. Bref ce n 'est pas très agréable et nous n’avions qu’une hâte, c 'était d 'en terminer. Enfin juste avant l 'arrivée au Plan de l 'Aiguille, le sentier passe au pied de l 'Aiguille du Midi et les chutes de pierres sont fréquentes. Je peux vous le confirmer car le 2 août 2004, alors que j 'étais au camping de Chamonix, un immense éboulement de roche s 'est détaché de l 'aiguille du midi dans un fracas étourdissant. Heureusement cet éboulement s’est produit à 6h du matin et aucun randonneur ne se trouvait en dessous.

Donc une petite recommandation à respecter, mettez vos casques et ne traînez pas (ne pic-niquez pas!), ne vous arrêtez pas, continuez votre chemin jusqu’au téléphérique.

En tout cas, il nous a fallu 5h entre le sommet et le plan de l 'Aiguille, pour vous dire que la descente est longue et aussi pour vous montrer que vous devez être bien entrainé pour faire le Mont Blanc. Longue montée au refuge du Goûter, nuit courte, ascension du Mont Blanc le lendemain, puis très longue descente vers Chamonix, c 'est ce qui vous attend pour aller admirer le paysage sur le sommet le plus haut d 'Europe.

Il y a quand même du bonheur dans cette ascension, et surtout encore plus lorsque nous sommes arrivés à Chamonix et que nous avons pu prendre, en terrasse, une bière bien fraîche et méritée avec comme vue le sommet du Mont Blanc. Là je peux vous affirmer que j’ai ressenti une très grande fierté d'être aller la haut.

Pour finir j 'aimerais vous faire découvrir les magnifiques photos du Mont Blanc du site TerraGalleria. J 'espère que ce récit vous donnera envie d 'aller voir là haut.